Dans la presse

Cabaret Hirsute #1

© Myriam Drosne

« Un projet de territoire tourné vers les habitants, engageant six groupes amateurs d’octobre à mai et porté par six communes : beaucoup de plaisir et d’engagement partagé pour faire vivre la pensée d’un auteur et une aventure théâtrale s’adressant à tous, que rêver de mieux ? »

Avril 2015 – Le cri de lormeau

Cabaret Hirsute #2

© Eric Mariette

« Réunis autour d’un repas partagé, façon auberge espagnole, les spectateurs verrons surgir de courtes scènes théâtrales, musicales et chorégraphiques interprétées par des comédiens professionnels et amateurs du territoire. Avec des textes engagés, poétiques, inattendus traitant de la vie des femmes et du quotidien du couple, drôles et suscitant la réflexion, ces courtes scènes vont prendre forme sous vos yeux lors de cette découverte culturelle singulière. »

Novembre 2016 – Le Télégramme.fr

Nouvelles représailles

© Myriam Drosne

« L’éternité c’est la mer mêlée au soleil disait Rimbaud. Et ce sont de véritables instants d’éternité qui se dégagent des scènes choisies par la metteure en scène Véronique Widock. Chacun des personnages semblent traverser des nuages auxquels ils donnent forme  par les seuls caprices de leurs émotions et leurs rêves.

Très sensorielle, intime et vagabonde, telle la plume d’Hanokh Levin, la mise en scène de Véronique Widock diffuse un parfum d’ambiance où la joie, la mélancolie se touchent, pleines de  surprises. Le dard de l’ironie d’Hanokh Levin chaloupe les émotions incongrues de véritables créatures. C’est vivant, c’est espiègle et étonnamment poétique. Une part d’improviste semble régner aussi dans le spectacle en raison de la diversité des scènes et des personnages. C’est un facteur d’énergie pour les comédiens qui donnent un joli concert des partitions à fleur de vie d’Hanokh Levin. Cela  tient du murmure d’un groupe d’abeilles derrière un buisson, incline à lever les yeux, à respirer profondément ! »

Evelyne Trân – Le Monde

Une femme seule

« Entre gravité et humour, Ioana Craciunescu incarne à merveille cette femme à la fois forte et fragile, touchante et bouillonnante de vie, poussée aux frontières du supportable. La mise en scène évite avec brio aussi bien les pièges du pathos que ceux de la franche rigolade qui ferait perdre au texte tout son sens. Le spectateur circule comme sur un fil, caresse continuellement le drame du bout des doigts mais rit aussi avec tendresse devant cette femme courageuse qui ne manque pas d’autodérision. »

Aline Bartoli – Les Trois coups

Le soldat ventre-creux

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« La mise en scène de Véronique Widock sert magistralement la pièce de Hanokh Levin. La langue du ventre, on l’entend à même le sol, l’obscurité. (…) Il faut saluer toute l’équipe des comédiens et techniciens qui assurent un spectacle de qualité, permettant de faire résonner l’esprit tangible d’Hanokh Levin dans un au-delà qui curieusement nous concerne. »

Evelyne Trân – Le Monde

« La metteuse en scène a en outre su choisir une excellente distribution pour habiter le texte. Les rôles de la Femme, du Voisin et de l’Enfant, modestes en comparaison des trois autres, sont exécutés sans fausse note. Surtout, les trois Sosie sont parfaitement justes, parvenant à éviter le piège de la caricature. Le Soldat ventre-plein (Vincent Debost), dont la carrure confère immédiatement au personnage son épaisseur, nous fait honte plus qu’il ne suscite notre haine. Le Soldat ventre-à-terre (Henri Costa), à l’autre extrême, souffle ses répliques en zézayant tandis que ses viscères s’écoulent sur le sol, imposant l’empathie sans jamais en appeler à la pitié. Mais c’est véritablement Stéphane Facco qui porte la pièce en campant, grâce à son jeu très complet et l’incroyable énergie dont il l’investit, un Soldat ventre- creux complexe et poignant. Sa vaste palette vocale étant dès le monologue d’ouverture la clé d’une identification du spectateur à son personnage, qui ne se démentira jamais. »

Emmanuel Cognat – Les Trois coups

« Bien des pièces d’Hanockh Levin, parce qu’elles critiquaient la société israélienne, se sont heurtées à l’hostilité du public dans son pays. Cette mise en scène est l’occasion d’aller écouter le beau message de résistance qu’il nous adresse. On rit, on réfléchit, on est ému ou révolté. Le théâtre trouve ici sa plus belle mission. »

Micheline Rousselet – SNES FSU

« Tous ceux qui ont vu la série Hatufim savent la difficulté du retour du soldat chez lui, après-guerre. Peu avant sa mort en 1999, le dramaturge israélien Hanok Levin a porté cette question jusqu’à l’absurde avec Le Soldat ventre-creux, variation drôle et cruelle sur le mythe de Sosie (l’esclave d’Amphitryon chez Plaute puis Molière). Les Sosies, cette fois, sont deux puis trois, Ventre-creux, Ventre-plein, Ventre à terre et la pièce politique devient variation sur l’identité. Pour cette première mondiale, Véronique Widock propose une mise en scène passionnante, allégorique et incarnée, servie par d’excellents comédiens et une magnifique lumière qui nous transporte des ténèbres à la blancheur aveuglante de la sidération. »

P.TR – Journal du dimanche

Gengis parmi les pygmées

« Découpée en tableaux électrisants, la pièce raconte le parcours de Gengis, leader sans état d’âme, atteint d’une crise de conscience qui l’amène vers l’éthique et l’humain… La pièce pique, interpelle, malmène, provoque, en empruntant beaucoup au théâtre de la farce, aussi bien dans le texte que du point de vue de la mise en scène. Ça crie, ça geint, ça jure, ça pousse la caricature dans ses retranchements, avec le rire en soupape. »

Sarah Despoisse – Culturopoing

La rose tatouée

« En résidence à L’Avant–Seine/Théâtre de Colombes, l’équipe de Véronique Widock s’y est immergée afin d’offrir un spectacle total fait de cris et de pleurs, de rires et de musiques. La Rose tatouée prend alors les couleurs de la sensualité ouverte et instinctive qui fait, certes monter les larmes, mais aussi trembler d’espoir. Une mise en scène inventive, inspirée, lumineuse… »

Jean-Marc Loubier – 92 Express

Barbe bleue, espoir des femmes

« Les comédiennes sont toutes des sportives averties, bien roulées, balancées, elles n’hésitent pas à jouer ces femmes diaboliques et diablesses de Barbe-Bleue…Des prestations physiques qui dénoncent les frustrations et les insatisfactions féminines en ne laissant nul échappatoire vers le rêve. »

Véronique Hotte – La Terrasse

« Olivier Comte, avec ses sourires crispés, son mal être et cette violence qu’il tente de réprimer en vain, campe un Barbe-Bleue des plus angoissants. A la fois bourreau et victime… Véronique Widock signe une mise en scène riche et soignée qui repose sur l’utilisation ingénieuse d’une sorte de dressing modulable aux nombreux tiroirs. Il rappelle bien sûr le château du conte et ses multiples portes. C’est dans ce cabinet qu’elle fait naître et mourir l’univers de chacune de ses victimes… Toutes les comédiennes les incarnent, chacune à sa façon et dans son style, avec conviction et contribuent grandement à l’intensité du spectacle. »

Dimitri Denorme – Le Pariscope

« Dans une époustouflante scénographie, simple et ingénieuse de Vincent Brédif, Véronique Widock signe une mise en scène percutante d’un spectacle totalement surréaliste au sens non galvaudé du terme. Sans aucun doute l’un des meilleurs spectacles du moment… »

Froggydelight.com

 

27 remorques pleines de coton

« Ce qui prime dans la mise en scène de Véronique Widock, ce sont ces corps qui se tordent de désir et appelent au crime… Les deux acteurs jouent sans retenue, particulièrement Ioanna Craciunescu qui brûle tout sur la scène. »

Hélène Chevrier – Théâtral Magazine

« Interprété par Ioana Craciunescu, actrice roumaine de grand talent, Flora vous prend aux tripes. Et son partenaire Olivier Comte vous tient en haleine de bout en bout. Un spectacle, vu avec force par la metteur en scène Véronique Widock, dont on ne ressort pas indemne… »

Marie-Emmanuelle Galfré – Le Parisien

L'Atalante fugitive

« J’ai envie de la signaler parce que c’est une curiosité, ça vaut le coup d’oeil parce que c’est extrêmement étrange et étonnant. C ‘est en fait le vieux mythe de l’Atalante raconté par Ovide qui a été repris par Michel Maïer, réadapté par Véronique Widock qui s’occupe de la compagnie les Héliades. Ils ont un petit théâtre à Colombes et ils nous ont fait un spectacle avec de grands passages qui frissonnent d’un érotisme torride quoique chaste et beau, c’est une curiosité à voir. »

Nicolas Roméas – France Culture

Dans le petit Manoir

« Ce qui est sans douceur et qui a de l’accent dans le spectacle de véronique Widock, c’est la façon dont mari et amants, embarrassés par ce fantôme, en usent avec elle. Une vivante n’y résisterait pas. Odile Frédeval tient le choc : de la présence, un enjouement de mère cajoleuse, une résistance aux sévices. Et des affrontements suivis d’embrassades entre les vivants. C ‘est très fidèle au texte. Véronique Widock a seulement ponctué la pièce-ajouts heureux-de chants populaires ou enfantins, de musiques d’inspiration d’Europe de l’Est. Ce bon spectacle sort du déjà -vu et peut apprivoiser à Witkiewicz, le surréel étant ici familier : une histoire de famille, et qui n’est pas prêt à tout accepter des fantômes ? »

Raymonde Temkine – Révolution

« Witkiewicz est le grand désordonnateur du théâtre polonais. Son œuvre est en partie traduite et parmi elle, une pièce qui n’avait jamais été jouée en France, Dans le Petit Manoir (dédiée à sa mère). C ‘est ce que fait Véronique Widock avec une belle énergie en étant désormais installée à demeure au fin fond de Colombes, sous le toit (loué) du Hublot, joli petit hangar à théâtre. Cette ancienne élève du conservatoire de Paris et cette ex- juliette de Mesguich, y retrousse les manches du théâtre qu’elle apprend en en faisant faire à des jeunes comédiens(…) plein d’allant. (…) Le dernier quart d’heure tout en silences glissés est d’une beauté proprement Witkacyenne.»

Jean-Pierre Thibaudat – Libération

Les Réscapés

« Les Rescapés est une pièce grave, jouée en oratorio par cinq jeunes comédiens du JTN, depuis moins de trois ans sortis, comme Véronique Widock elle-même, du Conservatoire d’art dramatique de Paris. Ils sont encadrés par deux comédiens plus âgés, Denise Péron au métier sûr, à la présence inquiétante à force d’assurance, concierge de prison réglo qui n’hésite pas à assommer le candidat à l’évasion, et Axel Bogousslavsky (interprète souvent de Duras) qui concentre en lui toute l’émotion du témoin fragile affronté à des évènements -symboles troublants. Véronique Widock a fait un beau travail dans le décor sévère qui convenait de Gérard Didier. »

Raymonde Temkine – Le Théâtre au présent